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dimanche, 24 février 2008
Toujours plus de profit...?
Toujours et toujours plus de profit, un seul mot dans le langage des dirigeants de grandes entreprises. De grandes entreprises, car la culture est bien différente dans nos PME.
Bien sûr que le profit compte pour réussir sur des marchés de plus en plus concurrentiels. Il faut sans cesse investir, trouver de nouveaux produits et conquérir de nouveaux consommateurs. Le dirigeant, sous la pression de ses actionnaires, en demande toujours plus à ses collaborateurs et à ses salariés pour le sacro-saint profit.
Des entreprises délocalisent avec pour conséquence, plus de profit pour les actionnaires, mais aussi plus d’employés au chômage. Cela engendre pour des centaines de personnes, outre une perte de l’emploi, une perte d’identité sociale.
Il y a d’un coté ceux qui travaillent et donc qui produisent, et de l’autre ceux qui sont sur le bord du chemin, en perte de vitesse, et qui au fil du temps ne trouvent plus la route qui mène à l’emploi.
Le profit, ne serait-ce pas aujourd’hui de mettre en œuvre un échange entre les êtres humains ?
Echanger des informations, du savoir, pour que chacun puisse évoluer dans la richesse de la connaissances et par la même évoluer dans son comportement envers l’autre.
Le profit pourrait être quelque chose de positif dans le regard de tous. Or cela n’est pas le cas, le profit à une image négative. Il n’est pas rare d’entendre des soupçons envers celui qui à réussi, du genre « il a les dents longues » ou bien « c’est un requin » pire encore « il tuerait père et mère ». Il fut un temps, que les moins de trente ans n’ont pas connus, ou pour le patron, le licenciement de ses salariés, était vécu douloureusement.
Aujourd’hui sous l’étendard du libéralisme, le licenciement est devenu une marque de bonne gestion de son entreprise, et qu’importe dans cette démarche, la gestion humaine. Bien sûr le chef d’entreprise se doit de faire des bénéfices, bien sûr, l’on ne peut faire fi d’une certaine logique industrielle.
Mais à quel prix ?
Celui de la perte de tous sens des valeurs humaines ? Quelles sont les limites ? La productivité ne cesse de croître, le partage des profits ne cesse de diminuer.
A trop inciter à consommer, on risque de se consumer.
Sylvain ROUSSEL
Président de l’association RESO.91
Réseau Entrepreneurial Solidaire de l’essonne.
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Commentaires
Je vois pas l intéret de l article la.Vous avez intégré l ' économie de marché ? Pourquoi ne parlez vous pas de la menace des fons émergents??
Ecrit par : Henri | dimanche, 24 février 2008
L'intérêt de l'article est double. D'abord, c'est ce qu'avez envie de dire Monsieur Roussel, ensuite, c'est Votre réaction, et peut être le débat qu'entraîne donc cet article!
Votre réaction et votre question, sur les "fonds émergents". Par "émergent", on entend généralement les marchés dits émergents et les fonds d'investissements qui s'y engouffrent. Mais je pense que, plus généralement, le problème que vous soulevez cconcerne les fonds d'investissements, et notamment les fonds de pension. Ce que j'en pense? Pas grand chose de positif. Les fonds d'investissement ont un but (compréhensible cela dit), qui est de faire fructifier l'argent dont ils ont la responsabilité en un temps relativement court (en moyenne 3 années). Leur puissance financière fait que, quand ils investissent dans une société, celle-ci doit satisfaire leur exigence, à savoir dégager des marges leur permettant d'augmenter concidérablement la mise de départ, et ce quelque soit la méthode. Le but d'un fond d'investissement n'est pas de s'éterniser dans le capital de la dite société. D'où... les conséquences qu'évoquait l'article de Monsieur Roussel.
Une chose tout de même: une société entre en bourse par sa propre volonté, sans que cela ne lui soit imposé... Peut être que cette décision devrait tout de même faire l'objet de plus de concertation et intégrer toutes les conséquences que cela entraîne, au-delà de l'augmentation de capital.
Que pouvons nous faire face aux fonds d'investissement, à leur main mise sur la gestion de l'entreprise? Franchement, à priori pas grand chose. Si ce n'est, peut être, introduire une forme d'indice boursier, qui intègre les aspects management, ressources humaines voir bonnes pratiques environnementales dans l'évaluation des socités côtées. Cela avait été mis en place en Amériqaue, j'avoue ne pas savoir ce qu'il en est aujourd'hui. En tout cas, cet indice avait un impact certain sur la cotation de la société.
Mais au-delà des fonds d'investissement, dont l'intervention bien qu'à court terme, reste tout de même sur quelques années, je pense qu'il faut aussi sérieusement aborder le problème de la spéculation boursière. Ces conséquences sont tout aussi néfastes, voir même pire. La caractéristique des spéculations est la très courte période de l'investissement et le nombre important d'opérations boursières occasionnées. Bref, une masse d'argent qui reste volatile. D'où une solution que Dominique Strauss-Kahn avait presque réussi à faire passer, du temps où il était au ministère des finances: la taxation, à un taux très faible, de toute opération boursière. Le taux, très faible, n'avait du coup des conséquences que pour les seules transactions spéculatives. Malheureusement, DSK a du démissionner quelques jours avant d'obtenir cet accord à l'OCDE, alors qu'il était sur le point de ralier la majoritié des pays sur cette proposition...
Donc Oui, votre commentaire cher Monsieur Henri stimule un débat, qui va bien au-delà du canton. Et oui, donc, l'article de Monsieur Roussel avait son intérêt, celui de faire naître ce débat, peut être en provoquant..
J'espère pouvoir vous lire très prochainement, et poursuivre...
A très bientôt donc,
Bernard Jacquet
Ecrit par : Bernard Jacquet | dimanche, 24 février 2008
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