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samedi, 01 mars 2008

Canton de Longjumeau: Les Républicains et Laïques aux côtés de Bernard Jacquet (MoDem)

Faire dialoguer et agir ensemble des personnes et personnalités de gauche, du centre et de droite, par-delà les clivages idéologiques souvent stériles, telle est la conception d’ouverture, de débat et d’action qu’a définie François Bayrou lors de sa campagne présidentielle puis lors de la création du MoDem.

Cette ouverture, fondée sur des principes laïques et républicains, fait du MoDem une prolongation historique du radicalisme, qui doit son nom au fait qu’à la fin du XIXème siècle, les idées républicaines et laïques étaient considérées comme « radicales » et quelque peu extrêmes, avant de devenir par la suite le socle essentiel de notre société. Socle de notre société et de la France, même si l’actuel Président de la République lui-même tente d’y porter atteinte par une impardonnable trahison et de la droite républicaine et de sa fonction même de garant des principes fondamentaux de la Constitution (voir à ce propos les déclarations de François Bayrou )

Les dirigeants du MoDem ont rappelé leur attachement à la Laïcité telle qu’elle est définie par la Loi de 1905 : « La Laïcité, c’est le pilier de la maison commune », autrement dit du vivre-ensemble républicain, selon Marielle de Sarnez.

La « philosophie » du MoDem illustre par ailleurs pleinement la devise de la République : « Liberté Egalité Fraternité ». Liberté de pensée, loin de l’emprise des cultes et des dogmes. Egalité des citoyens, loin de toute démagogie communautariste et « différentielle ». Fraternité républicaine entre ces mêmes citoyens, par-delà les clivages idéologiques et sectaires qui ne couvrent que trop souvent des propos totalement étrangers à l’intérêt général.

Mais l’élément sans doute le plus républicain de l’ « esprit MoDem », c’est bien la dimension « démocrate » qui définit et le nom et le fondement même du mouvement. Etre démocrate, cela signifie respecter pleinement l’opinion de chacun(e), sans vouloir lui imposer des vérités toujours discutables.

Pour tous ces aspects, le MoDem, tel que je le perçois, se situe au cœur même d’un engagement républicain lucide, indépendant, à l’écoute des citoyens et non d’« élites » auto-proclamées qui poussent l’hypocrisie jusqu’à se dire attentives aux messages que le « pays réel » veut leur transmettre.

Une nouvelle manière d’aborder les problèmes et le débat citoyen, sans tabous ni langue de bois, en privilégiant les idées, les projets aux considérations politiciennes. Voilà ce qu’à mon sens doit incarner le MoDem pour y trouver sa pleine identité.

C'est en tout cas cette somme d'idées et de valeurs que porte Bernard Jacquet et c'est ce qui doit lui valoir notre soutien.

G. Pilorget, Villemoisson sur Orge

 

Commentaires

Je croyais au contraire, votre filiation historique était la démocratie chrétienne ?
Cela change au gré des élections, difficile à suivre le MODEM...

Ecrit par : n | lundi, 03 mars 2008

Résumer le MoDem à son héritage chretien-démocrate me semble être un raccourci hasardeux.
Ce serait admettre que l'actuel MoDem n'est qu'une version expurgée de l'ancienne UDF, ce qui est absolument faux.

D'ailleurs, l'UDF n'était pas à proprement parler un parti démocrate-chrétien. Ou plutôt, pas seulement...
Seule sa composante CDS de 1976 (Bayrou, Méhaignerie, Douste, Stasi) était porteuse de ces valeurs, mais des composantes beaucoup plus radicales (le PR de JJSS) étaient également largement représentées. Leur départ de l'UDF en 2002 n'a-t-il pas été en grande partie responsable de la perte d'identité de ce parti et de l'émergence du MoDem?
Pour être tout à fait complet, ne retrouve-t-on pas des démocrates-chrétiens également au PS (Delors, Moscivici) ou à l'UMP (Barnier), au point que l'on pourrait également parler d'héritage?
La mouvance démocrate-chrétienne, bien minoritaire au demeurant dans notre pays au regard d'autres pays Européens comme Allemagne (CDU de Merkel), n'est donc pas l'apanage exclusif du MoDem.

Et de toutes façons, elle n'est absolument pas incompatible ni même antinomique avec la laïcité. Si des menaces pèsent aujourd'hui sur la laïcité, ce n'est pas du MoDem qu'elle viennent, ni même du centre chrétien-démocrate!

Chacun voit midi à sa porte, et comme G. Pilorget, j'ai retrouvé dans le MoDem, et surtout dans l'apport des nouveaux adhérents, une très forte inspiration radicale et républicaine qu'il exprime ici.
Et j'y ai également été attiré par une forte aspiration sociale-démocrate, qui comme chacun le sait est la troisième mamelle du centrisme en France (puisque le PS refuse d'en admettre la pertience, Royal allant même jusqu'à la déclarer "obsolète"!)
L'apport de Cap21 a également été un élément fort de mon choix.

Car aujourd'hui, le centre a complètement changé.
La démocratie chrétienne, volontiers conservatrice et alliée traditionnelle de la droite républicaine (ce qui, avouons-le, n'est pas la caractéristique la plus évidente du MoDem) ne constitue plus l'essentiel de son identité. Elle a reflué vers le Nouveau Centre et l'UMP.
Le MoDem, quant à lui, a bénéficié d'un apport militant résolument démocrate, voire social-démocrate tout en conservant une philosophie libérale en adéquation avec la réalité économique.

JFM

Ecrit par : JFM | mardi, 04 mars 2008

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