lundi, 07 avril 2008

Une flamme olympique bien terne..

Oui, bien terne, et c'est ce à quoi nous pouvions nous attendre. Terne de par les journées noires qui se sont accumulées au Tibet. Terne, de par des réactions politiques occidentales tout simplement absentes, mais terne aussi par les ordres donnés à nos forces de police, aujourd'hui, pour assurer le "bon" déplacement d'une flamme qui avait perdu tout éclat.

Je ne peux m'empêcher d'être profondément choqué par cette volonté d'éteindre tout témoignage, toute expression de sympathie envers le peuple tibétain. Seuls nos parlementaires, finalement, n'auront pas été maltraités. J'affirme ma sympathie aux manifestants qui, certes indignés, n'en étaient pas pour autant béliqueux.

Je ne peux m'empêcher d'être choqué également par cette mobilisation de nos forces de police pour assurer la sécurité de La Flamme. Trois milles hommes, un calcul simplifié donne une masse salariale minimale d'un peu plus de 320 000 euros pour une journée. A une période où nos ministre font des économies notamment par la suppression de poste, il y a de quoi s'interroger sur leur capacité à utliser de façon optimum nos investissements.

Les actions chinoises au Tibet ne peuvent même pas être qualifiées. Je reste convaincu qu'une réponse politique aurait pu permettre de ne pas mélanger le sport et au-delà un évènement fédérant les gens du monde entier, et une action humainement et démocratiquement inacceptable.

Notre gouvernement, comme d'autres en occident, auront préféré fermer les yeux, et de vieilles images viennent reviennent à la mémoire collective, des images où des uniformes militaires décoraient les sites olympiques de Berlin...

Malheureusement, ce message que je publie va encore contre la politique actuelle, mais promis, je vais me creuser la tête pour trouver des choses positives à dire. En tout cas, dès que je percevrai des points forts, dynamisants, et riche pour l'harmonie collective, je n'hésiterai pas...!